À Aix-en-Provence, la RSE passe à l’action pour les TPE/PME de la branche BETIC
05 mai 2026
Le 7 avril 2026, la fédération régionale PACA-Corse a accueilli une nouvelle étape du Tour de France des solutions RSE, à Aix-en-Provence, au cœur du technopole de l’environnement Arbois-Méditerranée. Une matinée dense, rythmée par des témoignages, des échanges et des ateliers concrets, qui a permis aux entreprises présentes de passer de la sensibilisation à l’action. « Au-delà de son rôle institutionnel, la Fédération Cinov porte aussi une vision. Une vision d’entreprises engagées, responsables, ancrées dans leurs territoires, capables d’innover tout en prenant en compte les enjeux sociaux et environnementaux » affirme Xavier Lejeune, Président de la fédération régionale Cinov PACA-Corse.
Une conviction forte : la RSE crée de la valeur
Dès les premières interventions, le ton est donné. La RSE n’est plus un sujet périphérique. Elle s’impose désormais comme un levier stratégique pour les TPE/PME, notamment dans un contexte d’évolution réglementaire et de pression croissante des donneurs d’ordre.
Au fil des séquences, les participants ont pu revenir aux fondamentaux : de quoi parle-t-on exactement lorsqu’on évoque la RSE ? Quels impacts sur la performance économique ? Et surtout, comment passer d’une intention à une démarche structurée ? « La RSE, c’est un projet collectif d’entreprise, qui permet de relier la stratégie avec les actions quotidiennes. Si elle est bien intégrée dans la stratégie et les processus, elle est source de performance globale : économique, sociale et environnementale. Mieux vaut avancer pas-à-pas que de vouloir franchir une marche trop haute et ne pas avancer ! » avance Marie-Odile Fontaine, Consultante RSE & Gestion des compétences chez Liengéco et membre du syndicat Cinov Conseil et du groupe de travail RSE de la Fédération Cinov, qui a animé une partie de l’événement.
La matinée a ainsi alterné apports méthodologiques et retours d’expérience. La présentation de la Caisse d’Épargne Provence Alpes Corse a notamment illustré le rôle des acteurs financiers dans l’accompagnement des transitions, tandis que le témoignage de Famille & Provence, à travers son Directeur général, Grégoire Charpentier, a mis en lumière l’importance de la raison d’être comme boussole stratégique.
Au-delà des concepts, un message revient avec insistance : la RSE n’est pas une contrainte, mais une opportunité. Accès aux marchés, attractivité des talents, innovation, réduction des coûts… les bénéfices sont multiples et bien identifiés. Sabrina Malangé, Directrice d’Auddicé Sud et membre du syndicat Cinov TEN, nous a partagé l’ambition de son bureau d’études et de conseils en environnement et biodiversité avec la méthode de permaentreprise notamment pour réduire son empreinte environnementale ou encore développer des éco-solutions.
Cap sur la QVCT : du discours aux solutions concrètes
Après une première partie dédiée aux fondamentaux, place à l’opérationnel. La seconde séquence de la matinée s’est concentrée sur la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), un sujet au cœur des enjeux de performance et de fidélisation. Florence Grand, ergonome et psychologue chez Youkonseil et membre du syndicat Cinov Ergonomie, nous a présenté en quoi la QVCT pouvait être un levier de performance pour les entreprises et notamment d’amélioration de la santé et du bien-être au travail.
Une table ronde a d’abord permis à plusieurs entreprises, notamment Ecophon Eurocoustic, EnvirobatBDM et Arteck de partager leurs pratiques, « Pour le bâtiment, La RSE consiste à concevoir des infrastructures écologiques passives qui limitent le plus possible l’impact sur l’environnement tout en améliorant la qualité de vie des occupants et des générations futures : confort acoustique, visuel, confort thermique estival principalement dans nos régions et confort sanitaire » a constaté Frédéric Corset, Directeur d’EnvirobatBDM. Henri Chareyre, Commercial région Sud chez Arteck a pour sa part mis en avent les solutions de l’entreprise qu’il représente “Aujourd’hui, chez Arteck, on transforme un déchet — la bouteille plastique — en solution acoustique design et sur-mesure qui améliore concrètement le bien-être au travail.”
Ces échanges ont laissé ensuite place à des ateliers collaboratifs avec l’objectif d’identifier les problématiques rencontrées sur le terrain et construire des solutions adaptées. Acoustique des espaces de travail, ergonomie des postes, impacts sur la santé et la productivité… les échanges ont rapidement pris une tournure très concrète. Par petits groupes, les participants ont analysé leurs propres situations, identifié les causes des difficultés rencontrées et formulé des engagements opérationnels. Un autre enseignement majeur de cette étape : la RSE, comme la QVCT, ne se décrète pas. Elle se construit dans la durée, par itérations, en partant de l’existant. Pour les TPE/PME, souvent contraintes en ressources, cette approche progressive apparaît comme la clé. « Il n’est pas nécessaire de tout faire d’un coup. L’important, c’est de commencer », rappelle un intervenant.
Une dynamique collective
Au-delà des contenus, cette étape a aussi confirmé l’importance du collectif. Échanges d’expériences, partage de bonnes pratiques, co-construction de solutions : autant de leviers qui permettent aux entreprises de ne pas avancer seules. La matinée s’est conclue autour d’un cocktail déjeunatoire, prolongeant les discussions dans un cadre plus informel. Avec cette étape à Aix-en-Provence, le Tour de France des solutions RSE poursuit son objectif : démontrer que la transition est à la portée de toutes les entreprises, à condition d’être accompagnées… et de se lancer.