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Syndicat

Atmo France, la voix nationale qui fait respirer les territoires

Atmo France

Atmo France est une association loi 1901 fondée en 2000, à l’initiative des Associations agréés de surveillance de la qualité de l’air (les « AASQA ») pour mutualiser leurs expertises et leurs moyens, se faire entendre au niveau national, tant pour valoriser l’expertise des AASQA que pour contribuer aux politiques nationaux et répondre aux besoins nationaux

Un réseau national 

Elle fédère aujourd’hui un réseau de 18 associations agréées de surveillance de la qualité de l’air en métropole et outre-mer, ainsi qu’une structure située en Nouvelle-Calédonie (en raison du statut particulier de ce territoire).

Ses membres se doivent, à l’échelle de chaque région administrative, de surveiller la qualité de l’air, informer la population, accompagner les décideurs et contribuer à l’amélioration des connaissances. 

Sur le plan social et convention collective, on note qu’Atmo France a accompagné le basculement de la branche des AASQA vers la branche BETIC, via l’adhésion à la Fédération Cinov en 2020, afin de sécuriser les conditions sociales et conventionnelles de ses adhérents.

Missions de la Fédération Atmo France

Atmo France se donne un objectif d’intérêt général : contribuer, aux côtés des acteurs nationaux (notamment l’État, via les ministères et le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air), à doter la France d’un dispositif performant de surveillance de la qualité de l’air et d’évaluation des politiques publiques relatives à l’air. 
Parmi ses missions principales on retrouve :

  • Représenter et promouvoir les AASQA : veiller à leur reconnaissance, à leur rôle et à leur pérennité.
  • Animer le réseau des AASQA : organiser les échanges, la mutualisation et la solidarité via des groupes de travail inter-AASQA.
  • Identifier les grands enjeux liés à l’air (air/climat/énergie/santé) et prendre part aux débats nationaux ou européens, en s’appuyant sur l’expertise du réseau.
  • Contribuer à la diffusion de l’information et conduire des actions de sensibilisation auprès des acteurs institutionnels (préfets, élus, ministères…) et du grand public. 

Un rôle clé pour la qualité de l’air

Les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air constituent un pilier essentiel du dispositif national de surveillance et d’action. Présentes sur tout le territoire français depuis les années 1970, elles se sont transformées : d’observatoires techniques à véritables partenaires des collectivités territoriales, elles allient expertise et action locale.

Outre la mission historique de mesure et modélisation de la qualité de l’air (polluants réglementés et émergents tels que les particules fines, oxydes d’azote, ozone, PFAS, microplastiques, etc.), les AASQA informent et mobilisent les citoyens et acteurs locaux, accompagnent les politiques publiques de réduction d’émissions et d’exposition, et produisent des connaissances nouvelles. Leur gouvernance quadripartite (État, collectivités, entreprises, associations) et leur financement diversifié garantissent leur impartialité et leur rôle de tiers de confiance.

Grâce à leur ancrage territorial et à leur approche transversale « air‑climat‑énergie‑santé », elles contribuent à éviter des effets contre‑productifs dans la transition écologique (ex. : les rénovations thermiques doivent intégrer la qualité de l’air intérieur, l’usage du bois‑énergie doit être maîtrisé face aux émissions particulaires). Sous l’égide d’Atmo France, ces associations mutualisent expérience et moyens pour accompagner les administrations nationales et locales.

À l’heure de la directive européenne 2024 sur la qualité de l’air – dont la transposition est attendue en France d’ici décembre 2026 – le rôle des AASQA est plus que jamais central : assurer une surveillance fine et homogène, intégrer les polluants émergents, accompagner l’évaluation des politiques publiques, et soutenir une action cohérente de terrain. Elles permettent aux décideurs locaux d’ancrer la qualité de l’air dans les politiques d’urbanisme, de mobilité, d’énergie et de santé publique.

En somme, les AASQA sont bien plus que des observatoires : elles sont des acteurs stratégiques de la reconquête de la qualité de l’air, indispensables à la protection de la santé humaine, à la cohérence des politiques environnementales et à l’innovation territoriale.

Atmo France, quant à elle, intervient donc « au-dessus » de ce réseau comme interface nationale en portant la démarche air-climat-énergie au service de la santé, afin que ces AASQA aient une voix collective, partagent leurs travaux et renforcent leur impact.

 

> + d'infos sur leur site : https://www.atmo-france.org/