Cinov GIAc à la Semaine du Son : quand l’acoustique passe enfin au premier plan
27 janvier 2026
Chaque année, la Semaine du Son nous rappelle une évidence trop souvent ignorée : le son structure nos vies. Il façonne nos villes, nos bâtiments, nos relations… et notre santé. L’édition 2026, placée sous l’égide de l’UNESCO, a une nouvelle fois démontré que l’acoustique n’est ni un luxe ni un simple sujet technique, mais un véritable enjeu de société.
La Semaine du Son
Créée et portée depuis plus de 20 ans par Christian Hugonnet, la Semaine du Son est aujourd’hui reconnue par l’UNESCO comme un événement international de sensibilisation à l’environnement sonore. Son objectif :
- mieux comprendre l’impact du son et du bruit sur la santé,
- promouvoir des environnements sonores de qualité,
- et replacer l’écoute au cœur du vivre-ensemble.
Lors de cette édition 2026, les intervenants ont rappelé l’urgence de lutter contre la progression de la surdité, de prévenir les nuisances sonores et de valoriser les sons qui font du bien, la musique en tête.
« Le son est un langage du corps »
Conférences, tables rondes, témoignages et moments artistiques ont rythmé cet événement dense et inspirant.
La soirée d'ouverture était particulièrement réussie, mêlant réflexions et émotions. Mention spéciale aux intermèdes musicaux pleins d’humour et de sensibilité proposés par André Manoukian et Barbara Pravi, qui ont rappelé que le son, lorsqu’il est maîtrisé, rassemble.
Parmi les messages forts de la soirée également :
- « Il faut s’approprier le décibel comme le degré Celsius » : une invitation à rendre le son compréhensible par tous.
- « Le son est un langage du corps » selon Erik Orsenna, rappelant qu’on ne l’entend pas seulement avec les oreilles.
- « Ce qu’est le son pour les uns est le bruit pour les autres » : une phrase de Pascal Lamy qui résume à elle seule toute la complexité du sujet.
Un parallèle marquant a également été fait avec la pollution sonore marine, qui empêche les cétacés de “voir” ; une image forte, transposable à nos environnements humains saturés de bruit.
Cinov GIAC : penser l’acoustique avant qu’il ne soit trop tard
C’est dans ce contexte que Nicolas Lounis, président de Cinov GIAC, est intervenu lors d’une table ronde consacrée à la prévention acoustique dans le bâtiment. Son message est clair et assumé : on parle encore trop souvent d’acoustique quand les problèmes sont déjà là.
Cinov GIAC défend une approche inverse :
- intégrer l’acoustique dès l’amont des projets,
- considérer le son comme un pilier de la conception, au même titre que le thermique ou la sécurité incendie,
- et rappeler que l’acoustique n’est pas un « confort en plus », mais une nécessité liée à la santé et au vivre-ensemble.
À travers des exemples très concrets (implantation des bâtiments, façades, vitrages, équipements techniques comme les pompes à chaleur, traitement intérieur), Cinov GIAC a démontré que les mauvaises décisions prises trop tôt coûtent cher… humainement, techniquement et financièrement.
Prévenir plutôt que réparer
Bruit des transports, équipements techniques mal anticipés, locaux mal conçus, contentieux de voisinage : les conséquences d’une acoustique négligée sont désormais bien documentées. Cinov GIAC agit justement pour :
- faire connaître le métier d’acousticien,
- accompagner les maîtres d’ouvrage et les concepteurs,
- développer des outils de prévention (guides, applications, démarches partenariales),
- et réduire les contentieux après livraison.
Le message porté pendant la Semaine du Son est sans ambiguïté : quelques milliers d’euros investis au début d’un projet évitent souvent des centaines de milliers d’euros de reprises… sans parler des maux de tête, de la fatigue et des conflits de voisinage.
En participant activement à la Semaine du Son, Cinov GIAC réaffirme son rôle : porter la voix de l’ingénierie acoustique, défendre une conception responsable des espaces et contribuer à construire des environnements réellement agréables à vivre.
Penser l’acoustique en amont, c’est éviter des coûts inutiles et préserver l’essentiel : la qualité du vivre-ensemble