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Etude
Social et formation

On dit que l’ingénierie manque de talents… mais où exactement ?

04 mars 2026
territoires en tension en ingenierie

Où sont les besoins de recrutement en ingénierie qui explosent vraiment ? Quels métiers sont en tension permanente ? Et pourquoi certains territoires n’arrivent pas à recruter, même quand l’offre de formation semble abondante ?

Une étude au plus près du terrrain

C’est exactement l’objectif d’une nouvelle étude OPIIEC sur les « dynamiques territoriales de l’emploi et de la formation en ingénierie », pilotée avec OPCO Atlas et réalisée par OCO Global : dresser une “carte de France” de l’ingénierie… version 2026.

Ici, l’ambition est claire : croiser les besoins des entreprises, les viviers de formation et les écosystèmes locaux pour comprendre où ça coince… et où ça accélère.

Concrètement, l’étude va :
• Identifier 6 à 8 “bassins typologiques” où l’ingénierie structure l’économie locale (réindustrialisation, high-tech, transition énergétique, littoral, etc.).
• Mesurer, territoire par territoire, les tensions de recrutement, les profils les plus recherchés et les métiers à fort risque de pénurie.
• Mettre en regard ces besoins avec les viviers de formation (écoles, universités, CFA, formation continue) et les acteurs territoriaux.
• Aboutir à un plan d’actions territorialisé, avec des priorités par bassin selon l’impact, le coût et la faisabilité.

L’étude ne se contentera pas de moyennes nationales : elle zoome sur des territoires emblématiques, aux réalités très différentes. Parmi les zones ciblées :
Paris-Saclay : vitrine de l’innovation et de la recherche, au cœur des grands projets du Grand Paris.
Toulouse : pôle mondial aérospatial/défense, densité exceptionnelle de R&D et d’ingénierie.
Dunkerque / Hauts-de-France : réindustrialisation + transition énergétique (gigafactories, sidérurgie, chimie).
Lyon / Vallée de la Chimie : chimie du futur et économie circulaire.
Grenoble / zone Alpes : micro-électronique, numérique, IA… et enjeux forts liés aux ressources (eau, énergie).
Aix-Marseille et arc Brest–Lorient–Saint-Nazaire : littoraux à forts enjeux climatiques, industriels et énergétiques (naval, défense, ITER, nucléaire, énergies marines…).

Cette focale permettra de comparer des réalités très différentes : urbain vs rural, industrie historique vs nouveaux hubs high-tech, territoires « riches » en formation… ou déserts de compétences.

Appel aux BET : nous avons besoin de vos « retours terrain »

La Fédération Cinov est mobilisée dans le groupe de travail paritaire OPIIEC et dans la sélection des entreprises interrogées. Dans chaque territoire, l’objectif est de conduire 6 à 7 entretiens avec des acteurs représentatifs (bâtiment, infrastructures, énergie, process industriels, numérique, environnement…).

Nous recherchons donc des bureaux d’études techniques :
• implantés dans les bassins identifiés (Paris-Saclay, Toulouse, Dunkerque/Hauts-de-France, Lyon, Grenoble/Alpes, Aix-Marseille, arc Brest–Lorient–Saint-Nazaire…) ;
• confrontés à des enjeux concrets de recrutement, de compétences et de relation avec la formation ;
• prêts à consacrer un peu de temps à un entretien qualitatif (pour un retour d’expérience, y compris sur ce qui ne fonctionne pas).

Parce que ce sont vos retours qui serviront directement à prioriser les actions : renforcement des viviers de formation, attractivité, partenariats écoles-entreprises, adaptation de la formation continue, etc.

Vous voulez que votre territoire « pèse » dans les résultats ?

Si vous êtes un BET et souhaitez être interrogé, ou si vous connaissez des entreprises pertinentes sur ces bassins, contactez Abdoulaye SY (sy[@]cinov.fr) — Délégué Emploi-Formation et Études — en indiquant :
• Nom de l’entreprise + territoire d’implantation
• Contact (nom, email, téléphone)
• Activité principale et thématiques couvertes (bâtiment, infrastructures, énergie, numérique, environnement, process, etc.)

La carte se dessine maintenant : à nous de faire en sorte qu’elle reflète la réalité du terrain et les enjeux de nos entreprises.