Entre salariat, indépendance et coexistence des statuts, cette nouvelle étude menée par The Boson Project entre mars et novembre 2025 prolonge les travaux réalisés en 2019 sur l’essor du travail indépendant. Elle analyse les transformations des modes d’exercice professionnel au sein de la Branche à partir d’enquêtes qualitatives et quantitatives menées auprès d’entreprises, d’actifs et d’experts.
La demande posée dans le cahier des charges rédigée par l’ADESATT était la suivante : Réaliser une étude portant sur les dynamiques des modalités d’exercice professionnel au sein de la Branche des bureaux d’études techniques, des cabinets d’ingénieurs-conseils et des sociétés de conseil.
Si le travail indépendant tend à se banaliser, c’est notamment sous l’effet de transformations sociétales — comme le développement du management par objectifs ou l’évolution des rapports au travail — ainsi que d’un contexte économique souvent décrit comme une “permacrise”. Ce dernier incite les entreprises à rechercher davantage de flexibilité et alimente ainsi le recours au travail indépendant.
Au sein de la Branche, 46 % des entreprises déclarent faire appel à des travailleurs indépendants, principalement pour deux raisons : compléter les compétences et savoir-faire disponibles en interne, ou répondre ponctuellement aux fluctuations de l’activité.
Du côté des actifs, le CDI demeure largement dominant. Toutefois, l’idée du travail indépendant progresse et gagne en attractivité : un quart des salariés déclare déjà cumuler son emploi avec une activité indépendante, et 65 % envisagent la possibilité de devenir un jour travailleurs indépendants. L’étude met également en évidence les principaux atouts et limites perçus pour chacun des statuts.
S’il reste difficile, à ce stade, d’anticiper l’évolution future des équilibres entre salariat et indépendance, l’étude souligne plusieurs questions qui se posent d’ores et déjà aux entreprises comme aux actifs de la Branche.