À l’heure où l’intelligence artificielle (IA) bouleverse le quotidien de nos professionnels, la Fédération Cinov publie une étude exclusive conduite par l’Opiiec – l’Observatoire prospectif des métiers du conseil, de l'ingénierie et du numérique (branche Betic) – sur les usages, les besoins et les impacts de l’IA dans nos entreprises.
Des entreprises créatrices de solutions IA
À l’ère de la transformation numérique, l’intelligence artificielle joue un rôle de plus en plus important dans le paysage économique. Les entreprises de la branche Betic ne sont pas en reste et se positionnent à l’avant-garde de cette révolution technologique. En effet, l’adoption de l’IA ne se limite pas à l’intégration de nouvelles technologies, mais redéfinit également les processus métiers et les modèles économiques.
Il est important de préciser que 39 % des entreprises de la branche développent des IA sur mesure, intervenant sur l’ensemble du cycle de vie des projets, de la définition du besoin à l’intégration,
en passant par le développement, les tests et la formation des utilisateurs.
Ces activités représentent déjà 16 % du chiffre d’affaires de la branche, et cette part pourrait atteindre 30 % d’ici 2028.
L’IA comme moteur d’emploi et de compétences
L’étude met en lumière les impacts significatifs de l’IA sur l’emploi et les compétences.
77 % des entreprises identifient l’IA comme l’un des premiers facteurs d’impact sur leur activité. Et ce mouvement s’accompagne d’une hausse des besoins en compétences spécialisées : data science, ingénierie IA, développement logiciel, gestion de projet ou gouvernance des données.
Notons que les entreprises anticipent la création de 45 000 emplois dans la branche dans les trois prochaines années grâce à l’IA, avec des profils capables de combiner expertise technique, compréhension métier et capacité à piloter l’incertitude.
Des cas d’usage ancrés dans les métiers
Aujourd’hui, le recours à l’IA comporte assez peu de limites. Les entreprises mobilisent l’IA pour optimiser la production industrielle, personnaliser des actions marketing, analyser des données météo ou financières, ou encore améliorer leurs fonctions RH. Ces usages permettent de recentrer les salariés sur des missions à plus forte valeur ajoutée, en s’appuyant sur des outils efficaces, adaptés et souverains.
Une vigilance sur l’impact écologique de l’IA
La Fédération Cinov souligne que l’intelligence artificielle ne pourra s’inscrire dans la durée en s’exonérant de son réel bénéfice écologique. Sa légitimité dépendra autant de l’efficacité et de la qualité des résultats qu’elle produit, en toutes circonstances, que de sa capacité à limiter son empreinte environnementale.
> Consultez le rapport d’étude sur les besoins en compétences, emplois et formations en matière d’intelligence artificielle en France ou la synthèse.
Contact : Virginie GAUDIN - 07 89 02 85 48 - gaudin[@]cinov.fr