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Retour sur la Convention fédérale 2023

La convention de la Fédération Cinov a pris place cette année dans un lieu d'histoire exceptionnel : le Palais des Papes d'Avignon.
Après une édition parisienne au printemps 2022, pour cette nouvelle édition, notre congrès fédéral a changé de nom et de format et est devenu « La Convention de la Fédération Cinov » qui s'est déroulé le vendredi 21 avril 2023.
Elle a été ouverte le 20 avril par une journée statutaire réservée aux membres de la fédération et par notre Dîner de Gala, qui fut un temps de convivialité particulièrement apprécié.
Convention fédérale 2023 à AVIGNON

>> La convention fédérale 2024 est déjà en préparation : prenez vos billets dès maintenant !

 

Rassemblant plus de 300 personnes sur les 2 jours, cette édition fut un vrai succès ! 

Temps fort de notre vie fédérale, la Convention de la Fédération Cinov 2023 était sur le thème "Agir dans l'Incertitude".  Nous vous avons proposé une journée inspirante d’intelligence collective, de conférences, de débats et d’ateliers autour de ce sujet en plusieurs temps. 

Pourquoi « Agir dans l’incertitude » ?
Car la prise de décision parfaite n’existe pas, en particulier en ces temps de changements et de crises. L’incertitude nous place en position d’attente. Dès lors, comment passer à l’action ?
Nos métiers de la prestation de services intellectuels choisissent de regarder vers les certitudes : observer et analyser les tendances, concevoir des solutions innovantes et durables, accompagner les décideurs…
Comment valoriser la prise de risque ? Comment assumer des conséquences inconnues ? Comment agissons-nous dans une société complexe ? Autant de questions auxquelles nous avons tenté de donner des éléments de réponse.

Retrouvez ci-dessous les synthèses des principaux moments de la journée :

Synthèses

Grand Oral, par David Corona, ancien négociateur du GIGN

David CoronaDavid CoronaAncien négociateur du GIGN et auteur du livre « Négocier »

En 12 ans de carrière dans le corps d’élite de la gendarmerie nationale (GIGN), il a effectué plus de 300 interventions lourdes, dont Charlie Hebdo en 2015 et le Super U de Trèbes en 2018. Il est aujourd’hui à la tête de sa société In Cognita où il forme des dirigeants à la gestion du stress et à la négociation.

 

Retrouvez sa prestation complète en vidéo ci-dessous :

Table Ronde : se projeter dans un environnement complexe

Table ronde : « Se projeter dans un environnement complexe »

Domnique BourgDominique Bourg, philosophe et professeur en sciences de l'environnement à l'université de Lausanne

Il dirige la collection « L’écologie en questions » et « La Pensée Écologique » aux Presses Universitaires de France. Il est spécialiste de la pensée écologique, des risques et principes de précaution, de l’économie circulaire et de la démocratie écologique. Il a été membre de différentes commissions et fondations environnementales, notamment la Fondation pour la Nature et l’Homme, l’Organe de prospective de l’Etat de Vaud ou encore la Fondation Zoein.

 

C. GollierChristian Gollieréconomiste et directeur de la Toulouse School of Economics 

Fondateur, avec le prix Nobel d’Economie Jean Tirole, de Toulouse School of Economics, Christian Gollier est un spécialiste de l'économie de l'incertain et de l'environnement.


 

Louis BodinLouis Bodiningénieur-prévisionniste et météorologue

Louis Bodin est un ingénieur et météorologue. En 1995, il participe à la création de « La Chaîne météo », sur laquelle il commente en continu les prévisions et intempéries. Après plusieurs années au sein des groupes Canal+ et iTélé, Louis Bodin est, depuis 2010, le « Monsieur météo » de TF1 et LCI.

                                                       

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Dominique Bourg, Philosophe et Professeur à l’Université de Lausanne, Christian Gollier, Economiste et Directeur de la Toulouse School of Economics et Louis Bodin, ingénieur-météorologue et prévisionniste ont échangé sur les contraintes environnementales, les opportunités du progrès technique, ainsi que les limites de la nature humaine qui privilégie l’intérêt personnel à l’intérêt collectif.

L’incertitude exige, par principe, de la prudence. Depuis plusieurs années, l’Occident a fait preuve d’arrogance en affichant des certitudes basées sur le progrès technique. Ces « vérités occidentales » sont aujourd’hui remises en cause. La démocratie, décrite par les intervenants comme « la dictature du présent », alliée à un système économique libéral nous interrogent sur la pertinence des décisions politiques, qui auront des effets à 30 ans.

Ainsi, deux logiques temporelles s’opposent : le court terme déterminé par la recherche du profit et le long terme, qui examine les effets des décisions prises aujourd’hui en matière d’environnement. En effet, le niveau de prospérité des générations futures reste incertain. La croissance économique des deux derniers siècles a-t-elle été une parenthèse exceptionnelle ?

La transition écologique nécessite une réintroduction du temps long pour remettre en perspective les modes de production et de consommation face à la crise climatique. Il est nécessaire de s’interroger sur les bilans carbones individuels et faire plus attention à son comportement (réduire les déplacements, acquérir une voiture électrique, privilégier le train à l’avion…). Il faut néanmoins se méfier des fausses radicalités et de la relation affective au sujet du climat. Par exemple, le gain climatique de la réduction de la vitesse sur les routes est marginal par rapport au temps perdu par l’usager sur son trajet.

Par ailleurs, l’équilibre entre le coût économique de la transition écologique et l’acceptabilité sociale est loin d’être évident, nous plongeant dans la difficulté de se projeter même à 20-30 ans.

Les contraintes environnementales, entre autres, renchérissent les coûts de production, ce qui nuit à la compétitivité des entreprises. Par exemple, l’interdiction des moteurs thermiques en 2035 pourrait provoquer un effet ciseaux : maintien des prix hauts pour les véhicules électriques et baisse des prix des énergies fossiles anticipant une baisse de la demande à compter de 2035.

Les sources d’énergie vont très certainement se raréfier. Dans ce contexte d’incertitude, l’énergie la plus « verte » est celle qu’on ne consommera pas. En outre, l’incertitude nous encourage à faire confiance au progrès technologique et à poursuivre les recherches autour d’une énergie universelle comme la fusion nucléaire.  

En conclusion, les trois intervenants ont conseillé d’adopter une posture de sagesse entre le climato-scepticisme et le techo-solutionnisme.

 

Retrouvez la table ronde vidéo ci-dessous :

Les escaliers du changement - proposé par In Cognita

Cet article présente une approche de résolution des conflits appelée « Les escaliers du changement », développée par David Corona, fondateur du cabinet In Cognita. Cette méthode offre une manière efficace de gérer les situations délicates et de parvenir à des solutions satisfaisantes.

Les processus de résolution des conflits suit un schéma constat, quel que soit le contexte. Il comprend plusieurs phases : la phase émotionnelle, la phase d’écoute, la phase de conscience, la phase de bascule et la phase de sortie de crise.

La phase émotionnelle est généralement courte, mais peut être prolongée par des facteurs externes tels que la consommation de substances médicales ou d'alcool. Il est crucial de reconnaître et de contenir les émotions pour éviter une explosion. La meilleure approche est de permettre à la personne d’exprimer ses émotions pour passer le plus rapidement possible à la phase suivante.

Une fois les émotions apaisées, la phase d'écoute commence. À ce stade, il est essentiel de faire preuve d'empathie et d’engager une communication constructive, en prenant en compte les préoccupations et les besoins de chaque partie. Il faut rester vigilant, car un faux pas peut entrainer un retour à la case départ.

Dans la phase de conscience, les personnes impliquées prennent conscience des conséquences potentielles du conflit et commencent à envisager des solutions. Les discussions permettent d’examiner les responsabilités et les impacts des actions passées. Cette étape vise à établir un climat de confiance et à fixer des limites claires.

Lorsque la phase de conscience progresse, une période de bascule se présente. Il s’agit de proposer des alternatives et d'influencer les parties vers une résolution positive. Il est possible de créer une ouverture vers une sortie de crise. Toutefois, il faut accepter le risque que la personne ne fasse pas le pas souhaité.

Enfin, la dernière étape, mais souvent la plus délicate, est la sortie de crise. Il est essentiel de gérer cette phase avec humilité et professionnalisme, sans chercher à prendre le pouvoir.

En suivant ces étapes, il est possible de résoudre les conflits de manière constructive et d’éviter les escalades néfastes. Que ce soit dans un cadre personnel ou professionnel, la résolution des conflits permet de renforcer la communication, de promouvoir la compréhension mutuelle et de trouver des solutions durables.

En maitrisant ces étapes et en appliquant des stratégies appropriées, il est possible de transformer les conflits en opportunités de croissance et de renforcement des relations.

 

  • Animé par :

- Le cabinet In Cognita

Construire la confiance pour être plus efficace face à l'incertitude - proposé par le Cinovaction

Cinovaction : Construire la confiance pour être plus efficace face à l’incertitude  

Philippe Lorino, Professeur émérite à l’ESSEC et Nicolas Mottis, Professeur à Polytechnique ont présenté leurs recherches qui visent à favoriser les relations de confiance entre les différents acteurs d’un projet, au moyen de « bulles de confiance » dans un océan de défiance.

Qu’a-t-on à gagner avec la « bulle de confiance » ?

Un projet sera mené de manière bien plus efficace dès la conception et dans tout le processus, avec de la confiance entre les acteurs. Il est nécessaire de réinterroger la confiance tout au long du projet, car elle ne se décrète pas mais s’entretient par un processus de maintenance.

Quels sont les leviers à actionner pour favoriser la confiance ?

La confiance doit passer par une communication transparente. Il faut expérimenter la confiance pour pouvoir la reproduire et installer un cadre sécurisant pour les acteurs.  

Les recherches et les études de cas révèlent 8 enseignements pour construire la confiance dans un projet, et être ainsi plus efficace face à l’incertitude :

  1. Prendre le temps pour agir. Par exemple, consacrer un temps de retour réflexif sur les méthodes du projet permet d’éviter les tensions excessives sur le temps et les ressources ;
     
  2. Décloisonner le temps, les phases, les responsabilités, les compétences et favoriser les échanges. Un tel processus permet de passer d’une logique de moyens à une logique de résultat.
  1. Réguler par un cadre de coopération, une responsabilisation en solidarité et la gouvernance ;
  1. Créer et faire vivre une action partagée en utilisant un langage, une narration et une mise en scène des acteurs comme leviers fédérateurs ;
  1. Mobiliser un tiers facilitateur, c’est-à-dire un tiers de confiance qui crée le lien entre les acteurs et permet d’ouvrir la possibilité d’une autre voie ;
  1. Piloter au plus près avec une présence sur le terrain, qui permet d’identifier les signaux faibles ;
  1. Anticiper et communiquer lors des étapes critiques sur toute la durée du projet ;
  1. Traiter les objections

La Fédération Cinov pourrait développer des actions de formation à destination des acteurs du projet (guides, mise en valeur des acteurs exemplaires, etc.) et militer pour une insertion systématique dans les réponses à appel d’offres d’une clause « bulle de confiance », donnant un chiffrage précis des actions suggérées et des indicateurs clés sur la réussite du projet.

  • Animé par  :

- Philippe LORINO, professeur émérite à l'ESSEC

- Nicolas MOTTIS, professeur à l'école polytechnique

Comment faire des économies avec votre plateforme d’achats ? - proposé par BuyCo

La Fédération Cinov propose à tous ses membres une plateforme d’achats nommé Cinov Achats.

La société BuyCo a présenté « Cinov-Achats », la plateforme en ligne de la Fédération Cinov qui offre un large éventail de prestations et de services dans plus de 50 catégories d'achats différents ((fournitures de bureaux, véhicules, intérim, outils bureautique, sécurité, goodies, etc…). Cette plateforme fonctionne selon le principe du "plug and play", proposant ainsi des tarifs déjà mutualisés et avantageux.  

La majorité des adhérents font usage de la plateforme et des accords disponibles, ce qui se traduit par plus de 2,5 millions d'euros de transactions effectuées chaque année, avec des économies moyennes de 10%. Les utilisateurs ont ainsi la possibilité de profiter de tarifs préférentiels sur leurs achats.

En plus de la plateforme, Cinov-Achats propose également des services d'accompagnement pour les négociations spécifiques dans des contextes particuliers. Par exemple, il est possible de lancer des appels d'offres ciblés pour des produits ou des services spécifiques. Pour simplifier le processus d'achat et faciliter le déploiement, une interface dédiée est mise en place pour les entreprises multisites.

Par ailleurs, Cinov-Achats offre un accompagnement en mode conseil pour les achats stratégiques. Si vous avez besoin de négocier des achats "métiers" spécifiques, Cinov-Achats peut vous fournir une assistance personnalisée dans ce domaine.

Ce service est géré et administré par une entreprise externe : BuyCo. Depuis son lancement en 2017, la plateforme Cinov-Achats regroupe plus d'une centaine d'offres et de services accessibles en ligne, que ce soit pour des prestations directement proposées ou commercialisées. En fonction de la prestation choisie, les adhérents peuvent être mis en relation avec le fournisseur en dehors de la plateforme pour la facturation, ou ils peuvent constituer leur panier et effectuer le paiement en ligne ou par virement bancaire.

 

  • Animé par :

- BuyCo

La mesure du risque - proposé par SMA BTP

Nathalie Blaise, cheffe de projet au sein de la Direction Technique Construction du Groupe SMA BTP a animé un atelier autour de la mesure du risque.

Dans un contexte d’incertitudes, il est important de proposer des conditions acceptables pour couvrir de nouveaux risques. La Réglementation environnementale 2020 (RE2020) est un parfait exemple, car elle repose sur une transformation progressive des techniques de construction, des filières industrielles et des solutions énergétiques. Un bureau d’étude doit ainsi pouvoir analyser en amont son risque pour le prévenir et mieux le gérer.

En matière d’émission carbone, il importe que le cahier des charges définisse une stratégie, des règles et des engagements précis. L’assureur rappelle qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur l’emploi des matériaux mais sur les stratégies déployées. En effet, il n’est pas en mesure de savoir la source des matériaux réemployés provenant des maitres d’ouvrages et des plateformes.

Le groupe d’assurance SMABTP propose une FAQ pour mieux accompagner/conseiller les bureaux d’étude sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre.
 

  • Animé par :

- Nathalie Blaise, Chef de projet Etudes Produits - Construction du Pôle MOE au sein de la direction technique Construction, Juridique, Production IARD

L'incertitude ne doit pas empêcher d'agir pour mieux préserver la qualité de l'air - proposé par ATMO

Cet atelier a été proposé par ATMO Sud, afin de se sensibiliser les participants au sujet de la qualité de l’air.

Les Associations Agréées de surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) sont des organismes agréés par l’Etat et chargés de 4 grandes missions :

  • Surveiller et prévoir l’air et l’atmosphère par des mesures, des modélisations (cartographies et scénarisations) et des inventaires (cadastres d’émissions air et énergie).
  • Informer et sensibiliser la population et les acteurs locaux au quotidien et en cas d’épisodes de pollution.
  • Accompagner les décideurs par l’évaluation des actions de lutte contre la pollution de l’air et de réduction de l’exposition de la population à la pollution de l’air.
  • Améliorer les connaissances et participer aux expérimentations innovantes sur les territoires.

L’objectif de la préservation de la qualité de l’air est devenu primordial lors de la crise sanitaire. Afin de limiter la charge virale des espaces clos, il était indispensable d’aérer régulièrement les espaces clos.

De façon générale, et en dehors de ce contexte épidémique, l’influence du CO2 et des agents polluants sur la concentration et le bien-être des élèves a été mise en lumière dans de nombreuses études qui rappellent l’importance de maintenir une qualité de l’air suffisante, au sein des établissements scolaires.

Toutefois, l’aération ne peut se faire que sur l’extérieur et il est donc nécessaire d’agir sur l’environnement de l’école, afin que cette insertion d’air supposément pur n’aggrave la situation. En effet, l’activité industrielle ou agricole environnante peut avoir des impacts sur l’air que nous respirons.

Ce raisonnement applicable à l’école est transposable à toutes les situations impliquant une activité humaine. Les AASQA ont ainsi travaillé sur des concepts de programme d’engagement convergents afin d’atteindre un objectif ambitieux de zones urbaines dont la qualité de l’air serait bonne.

Ces programmes ne peuvent se concevoir qu’en étudiant l’ensemble des évènements impactant la qualité de l’air. Les AASQA se sont donc donnés pour tâche d’analyser la complexité de cette question en choisissant d’agir et d’investir sur les leviers d’actions, autant individuels que collectifs.

  • Animé par :

- Dominique ROBIN, directeur général d'ATMO Sud

Intégrer l’usager-occupant au cœur des préoccupations des projets de rénovation - proposé par St-Gobain

Cet atelier a été l’occasion de présenter la démarche inédite conçue par un collectif sous l’égide de Saint-Gobain et à laquelle participe Cinov Giac visant à placer l’usager-occupant au cœur des préoccupations dans les projets de rénovation selon une approche multicritères.

La démarche repose sur un ensemble de mesures et d’analyses environnementales des conforts au sein des bâtiments. Pour cela, l’évaluation du niveau de confort est réalisée selon une double approche : quantitative au travers d’une campagne de mesure 360° par capteurs autonomes pendant deux à trois semaines pour mesurer les paramètres-clés en physique du bâtiment (acoustique, luminosité, hydrothermie et qualité de l’air intérieur) et qualitative par l’analyse du ressenti des usagers au travers d’un questionnaire adapté.

En somme, ce service d’évaluation des conforts innovant repose sur :

  • Une pédagogie du confort via des représentations visuelles des données mesurées,
  • Un traitement statistique du confort,
  • Une mise en perspective des résultats par rapport à des valeurs de référence,
  • Une aide à la priorisation et à la hiérarchisation des besoins
  • Une mise en relation avec des experts prescripteurs de produits et de solutions et/ou BET spécialisés.

Cette initiative a vocation à être enrichie et pour cela la participation des différentes expertises réunies au sein de la Fédération Cinov (au-delà des acousticiens qui y ont participé à l’origine) sera très importante. D’autant plus qu’elle s’inscrit dans la réflexion fédérale sur « la rénovation sensorielle globale » présentée à l’occasion des élections présidentielles de 2022. Pour cela, un groupe de travail intersyndical sera très prochainement lancé pour coordonner la participation aux travaux de ce collectif.

 

  • Animé par :

- Victoire MORIN, Responsable études des conforts d'usage et analyse de données en sciences du bâtiment, Saint-Gobain Solutions France

- Laurent GUEDON, Directeur du pôle Services d'ingénierie et Etudes projets, Saint-Gobain Solutions France

Masterclass Cybersécurité : comment prévenir et maitriser le risque ? - proposé par l'IPTIC

Cinov Conseil et l’IPTIC ont proposé une Masterclass pour sensibiliser les dirigeants de TPE-PME aux risques cyber et leur fournir des informations essentielles, afin de protéger leur entreprise.

Les très petites et moyennes entreprises sont particulièrement vulnérables aux cyberattaques. D’après les statistiques, environ la moitié d’entre elles ferment leurs portes après avoir été victimes d'une cyberattaque. Pourtant, ces risques sont souvent sous-estimés. Au cours des dernières années, plus de 50% des TPE-PME ont été confrontées à une cyberattaque, avec un coût moyen de 20 000€.

Les modes opératoires les plus courants sont le piratage de compte, les attaques par rançon et l'hameçonnage. Un exemple fréquent d'hameçonnage est celui par SMS, visant à obtenir des données personnelles revendues ensuite. Les TPE-PME sont des cibles faciles et lucratives pour les cybercriminels, car elles sont souvent mal préparées et peu sensibilisées aux risques cyber.

Quatre enjeux majeurs poussent à mettre en place une politique de cybersécurité au sein de son entreprise :

  • Enjeux financiers : rançons, pertes de temps et d'argent.
  • Enjeux d'image : préserver la réputation de l'entreprise.
  • Enjeux de protection des données : sécuriser les méthodes, processus et brevets.
  • Enjeux de confiance : instaurer la confiance auprès des clients et des fournisseurs.

Cependant, les TPE-PME ne se protègent pas car elles ont une connaissance insuffisante des risques cyber. Par ailleurs, il existe peu de solutions clés en main abordables et faciles à mettre en place.

Adopter des bonnes pratiques au sein de l'entreprise est crucial. Cela comprend la réalisation d'un diagnostic pour évaluer les menaces et élaborer un plan d'action. Une stratégie de sécurité globale doit être mise en place, couvrant les usages, les matériels, les logiciels, les accès, les serveurs et le site.

En cas de cyberattaque, il est important de sécuriser les équipements et de couper les connexions. Il faut informer les collaborateurs, les assureurs, les autorités, la banque, les clients et les fournisseurs. Il est également recommandé de se faire accompagner pour assurer une reprise d'activités sans récidive.

Pour obtenir plus d'informations, vous pouvez consulter le site officiel cybermalveillance.gouv.fr, qui propose un guide accessible en cas de cyberattaque, à partager avec vos collaborateurs.
 

  • Animé par :

- l'IPTIC

Gérer l’incertitude face à l’aidance

Les collaborateurs du Groupe VYV, le premier acteur mutualiste de santé et de protection sociale en France, expliquent les termes « aidance » et « congé aidant » souvent méconnus par les employeurs et les employés. Il s’agit des personnes accompagnant des proches qui ont perdu partiellement ou complétement l’autonomie.

Les proches aidants ne savent pas toujours comment réagir ni comment faire face à l’incertitude et aux questionnements sur l’avenir, comment concilier la vie privée et la vie professionnelle.

D’après des enquêtes du Groupe VYV, des salariés déclarent qu’ils aident au quotidien leurs parents (77%) ou leurs enfants (23%). Cela impacte la vie des salariés, engendre de la fatigue et impacte la santé entrainant des difficultés de fonctionnement pour toute l’entreprise. Néanmoins, seulement 26% de salariés ont informé leur dirigeant et 40% se sentent en difficulté au travail, car ils aident un proche sans oser le partager avec leur employeur. En effet, presque 50% de salariés pensent qu’ils risquent de perdre leur emploi à cause de ces situations.  

En moyenne, on compte 17 jours d’absence par an pour un salarié aidant. La question qui se pose pour l’employeur, ce sont les conséquences sur le fonctionnement de l’entreprise et le coût de ces absences. Des solutions existent et sont applicables au sein de l’entreprise : les congés par intermittence, un congé proche aidant, une diminution du temps de travail sans perte de salaire, un soutien financier, la flexibilité horaire, ou encore des renseignements sur les droits des aidants.

Le Groupe VYV suggère 4 champs d’intervention pour les entreprises :

1/ Il faudrait commencer par informer et former, mener des actions de sensibilisation et de formation auprès des équipes RH, des managers et des salariés pour favoriser une culture du dialogue, rassurer et lutter contre le déni.

2/ Deuxièmement, il est nécessaire de mettre en œuvre des dispositifs, des outils et des indicateurs pour identifier les « salariés aidants » dans l’entreprise. Cela permettra de mesurer l’impact économique pour estimer combien coûte l’aidance cachée et combien couteraient les différents dispositifs de soutien envisageables.

3/ Il est possible également de mettre en place un simulateur économique pour évaluer les impacts négatifs et positifs pour l’entreprise.

4/ Enfin, l’entreprise pourra mettre en place des dispositifs de soutien adaptés aux besoins des salariés aidants comme un bilan santé, une assistance, care management et proposer des solutions de répit, des assurances congés ou une indisponibilité temporaire de l’aidant.
 

  • Animé par :

- Le Groupe VYV

Les bonnes pratiques de la gestion de crise

 

David Corona, fondateur du cabinet In Cognita, a partagé avec les dirigeants d’entreprises des conseils précieux pour gérer avec succès les crises, en préservant la réputation de l’entreprise et en minimisant les dommages potentiels.

La gestion d'une crise est humaine et nécessite une coordination efficace entre les acteurs. Face à une crise, il faut d’abord prendre le temps et respirer. Quelle que soit la nature de la crise, ce recul permet de comprendre la situation pour mieux l’évaluer. Aux premiers instants, il faut également envisager les scénarios les plus critiques et leurs conséquences.

Les informations concernant la crise doivent ensuite être vérifiées et triées, afin d’écarter celles qui sont chargées d'émotion. La gestion de crise consiste à trouver un juste équilibre entre une prise de décision rapide et l'analyse complète de la situation.

Pour mieux s’y préparer, l’entreprise doit établir une "doctrine" de gestion de crises, avec un guide opérationnel.

Cette doctrine peut s’appuyer sur les bonnes pratiques suivantes :

  • Pour maitriser la crise, l’entreprise doit veiller à ne pas impliquer ou mobiliser tous les collaborateurs dès son apparition. Il faut créer une cellule de gestion de crise restreinte, puis l’élargir progressivement.
  • Certains collaborateurs doivent être formés à des postes clés pour être en capacité de prendre des décisions et de coordonner la cellule de crise ainsi que les acteurs.
  • En matière de cybersécurité, il est recommandé d'extraire une fois par an les données sensibles et les mettre en sécurité hors ligne (par exemple, sur une clé USB ou en les imprimant et les plaçant dans un coffre-fort) pour se prémunir des conséquences les plus graves.

Les entreprises les plus résilientes face aux crises sont celles qui effectuent régulièrement des exercices d'entraînement. Réaliser un exercice par an, avec un plan d'action, permet de renforcer les compétences au sein de l'entreprise.

Enfin, une crise doit être perçue comme une opportunité de communiquer sur l'entreprise et ses valeurs. Il est essentiel de ne pas laisser cette possibilité à d'autres acteurs notamment les médias, sans maîtriser les messages diffusés. 
 

  • Animé par  :

- Le cabinet In Cognita

Biomimétisme : comment augmenter la résilience urbaine pour limiter l’impact des crises ?

Les villes, au cœur d’un monde en évolution rapide, sont en première ligne face aux défis climatiques et sociétaux. Elles abritent plus de la moitié de la population et consomment près de 75% de l’énergie disponible. La résilience et la durabilité de ces villes sont aujourd’hui un enjeu crucial. Les intervenants ont présenté l’approche biomimétique comme une solution possible à ces défis. Celle-ci consiste à s’inspirer de la nature pour imaginer des solutions innovantes et efficaces : création d’espace verts pour limiter la pollution, améliorer la qualité de l’air, utiliser le vivant dans le traitement des déchets, etc…
 

Selon Bruno Lhoste (bureau d’études, Indiggo), le biomimétisme est un partenariat entre l’humain et le reste du vivant, pour trouver des solutions bénéfiques pour les deux parties.

Il existe trois étapes dans le biomimétisme :

  1. Limiter l’impact de l’humain : prise de conscience et mise en place de processus moins consommateurs d’énergie et d’espace
  2. Tendre vers le zéro impact : rénover et améliorer l’existant plutôt que consommer de nouveaux espaces.
  3. Mettre en place la « pensée régénératrice », qui propose de s’associer avec le vivant pour dépasser la notion de moindre mal.

Attention, le biomimétisme, c’est prendre la nature à la fois comme modèle, et comme mesure. Il s’agit de tirer de la nature une vision de la durabilité. 

4 niveaux dans le biomimétisme :

  1. Biomimétisme de la forme : exemple le nez du train Shinkansen inspirée du bec du martin pécheur.
  2. Biomimétisme de la fonction : exemple les gants qui imitent l’adhérence des mains du Gecko.
  3. Biomimétisme de l’écosystème : c’est l’intérêt pour savoir comment les espèces cohabitent entre elles.
  4. Utiliser les systèmes vivants eux-mêmes pour remplir des fonctions nécessaires à l’homme.

La ville est un écosystème, traversée par des flux, en mouvement permanent et soumise au facteur du temps.

Il s’agit d’identifier des leviers d’actions pour agir sur ce système et le transformer. La structure des flux constitue pour les villes un levier d’action de premier ordre, grâce aux boucles régulatrices. Par exemple, la diminution de place de stationnement en ville diminue de facto le nombre de véhicules qui y circulent.

Une étude sur le centre-ville de Marseille résilient en 2050 analyse un centre-ville symbiotique, résilient en 2050.

Aujourd’hui, les quartiers de Marseille étudiés sont particulièrement vulnérables aux phénomènes d’îlots de chaleur urbains. Le sol est imperméabilisé, ce qui créé des problématiques de ruissellement. L’approche biomimétique s’est traduite ici par l’idée de s’inspirer des courbures naturelles du relief pour créer des points de collecte et de captage de l’eau issue des écoulements.

 

  • Animé par :

- Magali COTTAVE, vice-présidente à la marque et à l'intelligence collective, Fédération Cinov

- Frédéric BOEUF, Vice-Président à la transition environnementale, Fédération Cinov

- Bruno LHOSTE, Dirigeant du bureau d'études "Inddigo", Fédération Cinov

 

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